2 semaines au Panama : itinéraire, bonnes adresses et budget
Le Panama, on connaît surtout son canal. Pour Pauline, 38 ans, infirmière puéricultrice dans le Beaujolais, et sa famille, c’est devenu bien plus que ça : une destination coup de cœur, choisie presque par hasard, qui a marqué le retour des grands voyages en famille après une pause de plusieurs années. Avec son mari et leurs deux enfants, Romane (5 ans) et Martin (9 ans), ils y ont passé 15 jours inoubliables à la découverte des canaux, des tribus indigènes, des plages désertes et des montagnes couvertes de nuages. Voici leur itinéraire complet de 2 semaines au Panama, avec les bonnes adresses, les moments forts et un budget détaillé pour vous aider à préparer votre voyage.
Nous remercions Pauline d’avoir pris le temps de partager ce beau voyage de 2 semaines au Panama. C’est grâce à ces Parents-Voyageurs que nous pouvons vous proposer toujours plus de contenu authentique pour vous aider à préparer vos voyages ! Retrouvez Pauline sur Instagram @sep.auline.
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- Leur itinéraire en un coup d’œil
- 2 semaines au Panama : l’itinéraire étape par étape
- Budget pour 2 semaines au Panama
- Les bonnes adresses de Pauline
- Ce qu’ils feraient différemment
À l’origine, Pauline et sa famille visaient plutôt le Costa Rica, destination plus connue pour observer une faune similaire. Le hasard en a décidé autrement : une amie de lycée perdue de vue depuis vingt ans, retrouvée grâce à un like Instagram, s’est révélée installée au Panama depuis cinq ans, où elle travaillait pour une agence de voyage locale. Résultat : un devis, une destination un peu moins touristique et souvent un peu moins chère que sa voisine costaricienne, notamment sur les entrées de parcs. Direction le Panama, en avril, pour les vacances de printemps.
Ils ont volé avec Air France depuis Lyon via Paris, un vol long (environ 12 heures entre Paris et Panama City) mais que la famille a bien vécu, même avec des enfants qui n’avaient pris qu’une seule fois l’avion.
Leur itinéraire en un coup d’œil
En 15 jours, la famille a exploré une bonne partie du centre et de l’ouest du pays :
- Panama City et le Casco Viejo (3 nuits)
- Excursion au lac Gatún et au canal de Panama
- Journée dans la tribu indigène Emberá
- El Valle de Antón (étape courte, 1 nuit)
- Santa Catalina et l’île de Coiba (2 nuits)
- Boquete et sa région de montagne (2 nuits)
- Bocas del Toro et l’archipel (5 nuits)
- Retour à Panama City avant le vol international
Avec le recul, Pauline recommande plutôt 3 semaines pour ce circuit : les distances sont importantes et les routes ne sont pas toujours en bon état, ce qui allonge les temps de trajet, parfois un peu longs pour de jeunes enfants.
2 semaines au Panama : l’itinéraire étape par étape
Panama City et le Casco Viejo : premiers pas dans le pays
Arrivée en soirée à Panama City, en pleine Semaine sainte, ce qui a compliqué l’accès en voiture jusqu’au logement. La famille a posé ses valises dans le Casco Viejo, la vieille ville coloniale surnommée autrefois « la petite Havane » pour son architecture qui rappelle Cuba : façades colorées, grands balcons en fer forgé, ambiance très différente du quartier des buildings modernes de l’autre côté de la baie.
Ils ont logé à Las Clementinas, un appart-hôtel situé juste au-dessus d’un restaurant, pratique pour les petits déjeuners avec des enfants en bas âge. Trois nuits sur place, ponctuées d’un réveil à 4 heures du matin le premier jour (décalage horaire oblige) et de balades dans les rues encore désertes, en pleine préparation des processions de la Semaine sainte.
Bon à savoir : le Panama est un pays où se mélangent toutes les origines, venues travailler sur le canal au fil des décennies. Pauline, dont le mari est d’origine coréenne et les enfants métisses, souligne l’absence de regard pesant sur les différences, contrairement à d’autres destinations asiatiques qu’ils ont pu visiter.
Le lac Gatún et le canal de Panama
À un peu plus d’une heure de route de Panama City, le lac Gatún permet de naviguer tout près des immenses cargos qui empruntent le canal. Excursion en petit bateau, en tour privé avec guide francophone, loin des zones où d’autres opérateurs nourrissent les singes pour les besoins de la photo. Au programme : mangroves, capucins, caïmans et colibris.
L’étape suivante, très touristique celle-ci, est la visite du canal de Panama côté écluses, avec un film de présentation (en anglais ou en espagnol, moins adapté aux plus jeunes) puis une terrasse d’observation d’où l’on voit les cargos manœuvrer, tractés par de petites locomotives. Un spectacle impressionnant par son échelle et le nombre de bateaux qui défilent.

Une journée chez les Emberá
Un des moments forts du séjour selon toute la famille. Direction le territoire de la tribu indigène Emberá, à moins de deux heures de route de Panama City, en tour privé pour profiter du rythme des enfants. Après un arrêt sur le bord de la route pour acheter des fruits (mangues, bananes, offerts en contrepartie de l’accueil), la famille embarque en pirogue pour environ trente minutes de navigation, encadrée par deux hommes de la tribu.
Sur place : visite du village, artisanat, tatouages éphémères réalisés à l’encre de noix broyée, baignade en rivière avec les enfants du village (« pour les enfants, il n’y a pas de langue », comme le résume Pauline), repas typique et danses traditionnelles. Détail qui surprend : malgré les tenues traditionnelles conservées au quotidien, le village est équipé en Starlink et les habitants ont des smartphones, signe d’un pays où les traditions côtoient une modernité rapide.

Pauline précise que pour approcher des tribus vivant de façon plus isolée (dans le Darién, à l’Est), il faut composer avec des recommandations sanitaires plus strictes et un âge minimum conseillé pour les enfants (10-12 ans), ce qui n’était pas leur objectif pour ce premier voyage en famille.
El Valle de Antón : une étape pour couper la route
Après Panama City, cap sur l’Ouest avec un chauffeur privé (une option choisie plutôt que la location de voiture, sur les conseils de leur contact sur place, les routes panaméennes n’étant pas toujours en très bon état et la conduite locale assez rapide). Comptez 3 à 4 heures de route jusqu’à El Valle de Antón.
La famille a logé une nuit dans de petits bungalows tenus par des Français, nichés dans un jardin avec colibris et bougainvilliers, entourage d’une petite piscine naturelle. L’étape sert surtout à fractionner un long trajet : le centre-village est très orienté tourisme (avocado toast et smoothies plutôt que cuisine locale), mais le marché local permet de manger typique et pas cher (environ 25€ pour 4, payés en dollars américains, monnaie de référence dans le pays). Petit plus pour les enfants : le jardin des papillons (mariposario), une visite courte mais amusante.
Santa Catalina et l’île de Coiba : snorkeling et grand large
Encore plus à l’Ouest, Santa Catalina est un petit village de surfeurs et de plongeurs, point de départ des excursions vers l’île de Coiba, avec plusieurs arrêts snorkeling en chemin. L’île de Coiba, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2005, est le vrai objectif d’une étape à Santa Catalina. Ancienne colonie pénitentiaire jusqu’en 1991, l’île doit paradoxalement à cette histoire une biodiversité marine exceptionnelle, longtemps préservée par son accès restreint. Comptez environ 1h15 de bateau depuis la plage de Santa Catalina pour rejoindre le parc national, avec plusieurs arrêts snorkeling en chemin et une pause déjeuner sur l’île.

Pauline garde le souvenir d’une mer transparente et chaude, d’un décor à couper le souffle, mais tempère un peu l’attente : les poissons colorés sont bien là, sans toutefois former les bancs denses qu’on imagine parfois dans les guides, et les tortues espérées ne se sont pas montrées ce jour-là. Côté logistique, l’excursion garde un côté encore artisanal, avec une organisation parfois un peu chaotique une fois sur place, sans que cela ne gâche l’expérience. Seul vrai impératif avec des enfants : une protection solaire renforcée (crème en quantité et t-shirt anti-UV), le soleil tapant fort sans aucune ombre sur l’eau.
La famille a logé au Villa Coco, un hôtel qu’elle recommande chaudement : chambres avec terrasse privée, colibris et écureuils au réveil, douche extérieure (grande découverte pour les enfants) et une colonie impressionnante de petits crabes de sable, rouges et violets, qui envahissent le sol dès le coucher du soleil. Pas très authentique, essentiellement fréquenté par des étrangers, mais un très bon rapport confort/dépaysement. Tout se fait à pied sans voiture (supérettes, restaurant de burgers à une vingtaine de minutes).
Bon à savoir : au-delà du snorkeling accessible en famille, Santa Catalina est aussi un spot reconnu de plongée bouteille pour les amateurs.
Boquete : randonnée, café et l’oiseau quetzal
Direction les montagnes de l’Ouest du pays avec l’étape que Pauline n’attendait pas particulièrement et qui s’est révélée l’un des coups de cœur du voyage : Boquete. Climat nettement plus frais qu’ailleurs dans le pays (prenez un petit sweat le soir), forêt de nuages et plantations de café Geisha, réputé comme l’un des plus chers et des meilleurs cafés du monde.
Logement au Garden Inn, dans un ensemble de petites maisons dans un parc arboré, avec piscine et jacuzzi central, colibris en nombre, une formule similaire à celle d’El Valle de Antón.
Le temps fort de l’étape : une randonnée guidée sur le sentier Pipeline, dans le parc national du volcan Baru, réputé pour offrir de bonnes chances d’observer le fameux quetzal resplendissant, oiseau emblématique d’Amérique centrale à la longue queue vert et rouge. Comptez moins de 2 heures de marche, un parcours facile hormis une petite portion escarpée en fin de sentier (la benjamine de la famille, fatiguée, n’est pas allée jusqu’au bout).
Réservation possible la veille par WhatsApp, comme pour beaucoup d’activités au Panama. Pauline recommande de prendre un guide même si le sentier est parfaitement balisé : des voisins d’hôtel partis sans guide n’ont pas eu la chance d’apercevoir l’oiseau, contrairement à la famille qui l’a observé au retour grâce aux jumelles fournies par le guide.


Bocas del Toro : l’archipel coup de cœur
Dernière grande étape, et sans doute la plus marquante avec la journée chez les Emberá : l’archipel de Bocas del Toro, dans les Caraïbes. Vol intérieur d’une petite heure entre Boquete et Bocas (via un tout petit aéroport local).
La famille a logé dans deux établissements très différents. Le premier, en pleine jungle, entre bungalows et dortoirs familiaux, avec accès direct à une grande plage et des randonnées alentour : un vrai coup de cœur pour le Palmar Beach Lodge, où ils seraient volontiers restés plus longtemps. Le second, réservé pour l’occasion de leurs 10 ans de mariage (des bungalows sur pilotis, l’un des rêves de Pauline), s’est révélé décevant : pas de fenêtres, juste des persiennes qui laissent entrer la pluie par mauvais temps, restauration limitée, et surtout aucune plage à proximité, ce qui oblige à multiplier les déplacements en bateau-taxi (facturés au trajet et vite coûteux).
Heureusement, des amis installés sur l’île voisine de Solarté, rencontrés via cette même copine du Panama, ont fait découvrir à la famille l’archipel en bateau privé : plancton bioluminescent la nuit (« passer la main dans l’eau et voir tout s’illuminer », un souvenir marquant pour Pauline), dauphins, paresseux visibles facilement depuis la terre ferme, petits caïmans dans les mares du jardin (inoffensifs le jour, ils ne sortent que la nuit pour chasser), et la fameuse Playa Estrella, connue pour ses étoiles de mer orange.
Bon à savoir : sans contact sur place disposant d’un bateau, les déplacements entre les îles se font uniquement en bateau-taxi, ce qui peut vite représenter un budget conséquent sur plusieurs jours.
Budget pour 2 semaines au Panama
Quelques ordres de grandeur donnés par Pauline pour ce voyage à 4 personnes, à titre indicatif :
- Vols : environ 700€ par personne au départ de Lyon (via Paris), soit un budget vols autour de 2 800€ pour la famille
- Budget total du séjour (vols, hébergements, activités, agence) : environ 11 500€ pour 4 personnes sur 15 jours, en passant par un organisme local (Pauline estime qu’organiser soi-même le voyage aurait permis d’économiser environ 1 000€)
- Hébergement : entre 150 et 250€ la nuit pour 4 personnes, avec des écarts selon les zones (le Casco Viejo est plus cher que la ville moderne de Panama City, par exemple). Les hébergements choisis par l’agence pour Pauline et sa famille étaient plutôt haut de gamme.
- Repas locaux : environ 25€ pour 4 personnes dans les restaurants et marchés fréquentés par les Panaméens, des tarifs plus proches de ceux pratiqués en France dès qu’on sort du très local.
Le Panama reste une destination plutôt chère, dans la même gamme que sa voisine costaricienne, mais reste accessible à condition d’ajuster hébergements et restauration.
Les bonnes adresses de Pauline
De manière générale, Pauline et sa famille ont beaucoup aimé les hôtels où ils ont séjourné. Les voici récapitulés ici :
- Las Clementinas, Casco Viejo, Panama City : appart-hôtel au-dessus d’un restaurant, pratique en arrivant avec des enfants
- Cabanas los Colibris, El Valle de Antón : petits bungalows tenus par des Français, jardin avec piscine naturelle
- Villa Coco, Santa Catalina : hôtel confortable, chambres avec terrasse, très bien situé pour les excursions vers Coiba
- Garden Inn, Boquete : petites maisons dans un parc arboré, avec piscine et jacuzzi
- Palmar Beach Lodge à Bocas del Toro : privilégier un hébergement proche d’une plage, plutôt qu’un logement isolé qui multiplie les trajets en bateau-taxi
Ce qu’ils feraient différemment
En voyageant 2 semaines au Panama, Pauline et sa famille ont déjà pu faire un voyage très varié et très riche en termes d’expériences et de rencontres. Avec plus de temps (3 semaines plutôt que 2), Pauline referait volontiers une étape plus longue à Boquete, avec davantage de randonnées, et prendrait le temps d’explorer le côté moderne de Panama City, notamment le parc métropolitain en bord de mer, jamais visité pendant ce séjour. Elle regrette également de ne pas avoir poussé jusqu’à l’archipel de San Blas, territoire des indigènes Guna, réputé pour ses eaux turquoise mais plus roots en matière de confort (hébergement sous moustiquaire), qu’elle recommande davantage en réservant sur place plutôt que via une agence à distance.

Un pays où le canal et les buildings de Panama City côtoient les tribus indigènes, les plantations de café en altitude et les plages désertes des Caraïbes, sans jamais se sentir noyé sous les touristes (à l’exception du site du canal lui-même). Un pays où les familles voyagent sereinement : sécurité, accueil chaleureux envers les enfants, argent américain, eSIM fonctionnelle dès l’arrivée. Bref, une destination encore peu prisée des voyageurs français, mais qui mérite clairement le détour.
♥♥♥ Flo & co ♥♥♥
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