Partir vivre en Espagne en famille : notre guide et retour d’expérience après 9 ans
Fin décembre 2017, nous avons pris la route avec nos deux enfants de 2 et 4 ans, direction Madrid, pour une nouvelle vie. Neuf ans plus tard, nous y sommes toujours (avec une parenthèse d’un an à l’île Maurice), et nos enfants sont devenus des pré-ados trilingues qui ont véçu plus de temps en Espagne qu’en France.
Depuis, c’est la question qu’on me pose le plus : comment partir vivre en Espagne en famille, concrètement ? J’ai rassemblé ici tout ce que nous avons appris, les démarches que nous avons vécues (et ratées), le vrai budget, l’école, le logement, et surtout ce qu’aucun guide pratique ne raconte : ce que ça fait, au quotidien et sur la durée, de vivre en Espagne quand on est Français. Les informations pratiques sont à jour pour 2026.
L’essentiel en un coup d’œil
Pour préparer votre installation en Espagne en famille :
- Papiers Carte d’identité suffisante pour entrer. Au-delà de 3 mois : empadronamiento à la mairie et certificat de citoyen de l’UE avec votre NIE (environ 12 €)
- Budget Prévoyez d’avancer 3 à 6 mois de loyer à la signature du bail, plus le déménagement (environ 3 000 € pour nous en 2017)
- Loyers 15,1 €/m² en moyenne en Espagne, 23,4 €/m² à Madrid (septembre 2026)
- École Publique gratuite, souvent bilingue espagnol-anglais. Inscriptions au printemps pour la rentrée de septembre
Travail : le conseil numéro un, partez avec un emploi ou plusieurs mois d’épargne. Le salaire minimum est de 1 221 € brut sur 14 mois en 2026.
Langue : pas besoin d’être bilingue pour partir, mais prenez des cours avant. Les enfants, eux, s’adaptent en quelques mois.
Permis rose sans date d’expiration : vous devrez le renouveler en Espagne deux ans après votre installation.
- 1- Pourquoi nous avons décidé de tout plaquer pour vivre en Espagne
- 2- Partir vivre en Espagne, bonne idée ? Le résumé honnête
- 3- Préparer son départ : notre checklist avant de quitter la France
- 4- Les démarches pour s’installer en Espagne (à jour 2026)
- 5- Se loger : louer une maison en Espagne, notre expérience
- 6- Le coût de la vie en Espagne : ce qui a changé en 9 ans
- 7- Partir vivre en Espagne avec des enfants
- 8- La vie quotidienne en Espagne : ce qui change vraiment de la France
- 9- S’intégrer et se faire des amis en Espagne
- 10- Notre expatriation en Espagne étape par étape, de J+7 à 9 ans
- 11- Nos 10 conseils pour réussir son expatriation en Espagne
- Vos questions sur la vie en Espagne
1- Pourquoi nous avons décidé de tout plaquer pour vivre en Espagne
Le déclic : 4 heures de transport par jour et une opportunité à Madrid
Avant l’Espagne, nous vivions à Lille. Denis travaillait à Paris et faisait 4 heures de trajet par jour, depuis trois ans. La fatigue, le stress, la gestion de la maison et des enfants presque en solo… il fallait trouver une solution. À contrecœur, nous avions commencé à envisager de nous rapprocher de Paris.
Et puis un soir, Denis rentre du travail et m’annonce que son entreprise est aussi implantée à Madrid, avec un poste ouvert dans son métier. « Ça te tente de partir vivre en Espagne ? » Je n’ai pu que répondre « ouiii ». C’était comme une demande en mariage ! L’idée de vivre à l’étranger nous trottait dans la tête depuis longtemps. Nous avions même pris des cours d’anglais en pensant partir aux Pays-Bas. En trois mois, tout s’est enchaîné : négociation du contrat, recherche de maison, cours d’espagnol, papiers.

Ce qu’on venait chercher, et ce qu’on a vraiment trouvé
Nous rêvions de soleil, d’un rythme plus doux, d’une vie moins chère et de plus de temps avec les enfants. Il y avait aussi des choses que nous ne supportions plus en France : la lourdeur administrative, l’incivilité du quotidien, la difficulté à se loger. De mon côté, je laissais derrière moi mon réseau de freelance, construit patiemment. C’était le prix à payer.
Neuf ans plus tard, le bilan est clair : nous avons trouvé la qualité de vie que nous étions venus chercher. Le temps en famille, la vie dehors, la place faite aux enfants. En revanche, l’argument du « coût de la vie moins cher » a beaucoup perdu de sa force, j’y reviens plus bas.
Une part de chance, mais surtout un choix
On nous dit souvent : « Vous avez de la chance, c’est mon rêve. » C’est vrai, nous avons eu une opportunité professionnelle. Mais ce n’est pas de la chance d’avoir accepté et d’avoir tout quitté, c’est un choix. Nous ne sommes pas partis avec un contrat d’expatrié, avec ses avantages, mais avec un contrat local. Il y avait une vraie part de risque. Et une vraie peur : celle de nous retrouver seuls, dans un pays que nous ne connaissions pas. Nous ne l’avons jamais regretté.

2- Partir vivre en Espagne, bonne idée ? Le résumé honnête
Après neuf ans, voici ce que je mettrais dans chaque colonne si une amie me demandait conseil :
| Ce qu’on adore | Ce qui est plus difficile |
|---|---|
| Une place immense faite aux enfants, partout | Des salaires plus bas qu’en France |
| Le soleil et la vie dehors, toute l’année | Des loyers qui ont flambé dans les grandes villes |
| Un rythme plus doux, moins de stress | Un manque d’organisation, source de charge mentale |
| L’école publique gratuite et souvent bilingue | Une administration lente, surtout au début |
| La nature accessible en moins d’une heure de Madrid | L’éloignement de la famille et des amis |
| Le sentiment de sécurité, notamment en tant que femme | Les embouteillages et la pollution à Madrid |
J’ai consacré un épisode entier à ce sujet, sans filtre : les avantages et inconvénients de vivre en Espagne, après neuf ans à Madrid.
3- Préparer son départ : notre checklist avant de quitter la France
Partir avec un travail, ou avec de l’épargne
C’est mon conseil numéro un. Le marché du travail espagnol est plus tendu qu’en France et les salaires sont nettement plus bas : le salaire minimum (SMI) est de 1 221 € brut par mois sur 14 versements en 2026, soit environ 1 424 € lissés sur 12 mois. Si vous avez un métier précis en tête, la recherche peut prendre du temps. L’idéal est de partir avec un poste, comme nous, ou avec plusieurs mois d’économies devant vous.
Si vous êtes indépendant, sachez que le statut d’autónomo démarre avec une « tarifa plana » de 80 € par mois pendant 12 mois en 2026. Ensuite, les cotisations dépendent de vos revenus, d’environ 200 € à plus de 500 € par mois pour des revenus moyens. Pour aller plus loin, nous avons écrit un article sur vivre et travailler en Espagne.
Où vivre en Espagne pour un Français ?
Le choix de la ville change tout, du budget au climat en passant par la langue. Voici comment je résumerais les grandes options :
| Où | Pour qui | À savoir |
|---|---|---|
| Madrid et sa périphérie | Emploi, vie culturelle, nature proche | Loyers les plus chers du pays en ville, plus abordables en périphérie |
| Barcelone et la Catalogne | International, mer et ville | Loyers très élevés, école en catalan |
| Valence, Alicante, Costa Blanca | Qualité de vie, mer, budget plus doux | Valencien enseigné à l’école |
| Andalousie (Málaga, Séville) | Soleil, télétravail, communauté étrangère | Málaga est devenue chère, étés très chauds à Séville |
| Le nord (Pays basque, Asturies, Galice) | Nature, fraîcheur en été | Climat plus pluvieux, basque ou galicien à l’école |
| Les îles (Baléares, Canaries) | Cadre de vie, soleil en hiver | Logement rare et cher aux Baléares, éloignement |
Nous avons choisi une ville à une vingtaine de minutes au nord de Madrid, pour combiner la capitale et la nature. Si vous hésitez entre plusieurs régions, notre guide des vacances en Espagne en famille, région par région vous aidera à les découvrir avant de vous décider. Rien ne remplace une visite sur place.
Apprendre l’espagnol avant de partir
Nous n’étions pas du tout bilingues. J’avais fait cinq ans d’espagnol à l’école, Denis partait de zéro (il avait fait allemand). Avant le départ, nous avons pris des cours particuliers, quatre heures par semaine, et Denis utilisait une application tous les jours. Inutile de vous dire qu’à l’arrivée, on était loin du compte. Pourtant, j’ai pu trouver une maison et une école, et on s’est toujours fait comprendre, chez le pédiatre comme avec le technicien de la chaudière.
L’immersion fait progresser vite, mais pour un bon niveau, il n’y a pas de secret : j’ai suivi des cours pour étrangers proposés par ma ville, 150 heures sur un quadrimestre. Et honnêtement, les soirées entre amis espagnols restent épuisantes les premiers mois. Pour les enfants, c’est une autre histoire, je vous raconte plus bas comment ils sont devenus trilingues.

Le déménagement : ce qu’il nous a coûté
Nous avons tout emporté, sauf l’électroménager, puisque notre maison espagnole était équipée. Pour une maison de 90 m², notre déménagement nous a coûté entre 2 500 et 3 000 € en 2017, en choisissant le devis le moins cher. Nous ne le regrettons pas : racheter des meubles sur place coûte cher. Faites jouer la concurrence, les écarts de devis sont énormes.
Les démarches côté France
- Carte européenne d’assurance maladie (CEAM) pour chaque membre de la famille : elle nous a sauvés dès le lendemain de notre arrivée (j’en parle plus bas).
- Impôts : signalez votre départ à l’étranger. Vous ferez une dernière déclaration en France pour l’année du départ.
- Registre des Français établis hors de France : l’inscription au consulat est facultative mais pratique pour les démarches à distance et pour voter.
- Papiers d’identité : vérifiez la validité des cartes d’identité et passeports de toute la famille, c’est plus simple de les refaire en France.
- Résiliations : box, assurances, abonnements, et réexpédition du courrier.
Si votre départ passe par votre entreprise, comme pour nous, lisez aussi notre article sur la mobilité internationale en famille, avantages et inconvénients.
4- Les démarches pour s’installer en Espagne (à jour 2026)
En tant que Français, donc citoyen européen, vous n’avez besoin d’aucun visa : votre carte d’identité suffit pour entrer et travailler. Mais si vous restez plus de trois mois, plusieurs démarches sont obligatoires. Je ne vais pas vous mentir, c’est la « bête noire » de beaucoup d’expatriés, et elle l’a été chez nous. Voici l’ordre qui fonctionne le mieux.
L’empadronamiento, l’inscription à la mairie
C’est la première démarche à faire une fois votre logement trouvé : vous inscrire au registre municipal (le padrón) de votre commune. Ce certificat sert de justificatif de domicile pour presque tout le reste : école, centre de santé, certificat de résident. Prenez rendez-vous à la mairie (cita previa, souvent en ligne) avec votre pièce d’identité, votre contrat de location et le formulaire de la mairie. Les exigences varient selon les communes, vérifiez le site de votre ayuntamiento.
Le NIE et le certificat de citoyen de l’UE
Le NIE (Número de Identidad de Extranjero) est votre numéro d’identification en Espagne. Il vous sera demandé partout : banque, contrat de travail, achat d’une voiture… Si vous restez plus de trois mois, vous devez demander le certificat d’enregistrement de citoyen de l’Union européenne dans les trois mois suivant votre arrivée. Ce papier vert, que tout le monde appelle simplement « le NIE », porte votre numéro.
- Où : au bureau des étrangers ou au commissariat de police de votre province, sur rendez-vous (cita previa en ligne). Les créneaux sont rares dans les grandes villes : réservez tôt et soyez patient.
- Documents : le formulaire EX-18, votre passeport ou carte d’identité, le justificatif de paiement de la taxe (modèle 790, code 012, environ 12 €), votre certificat d’empadronamiento et un justificatif de votre situation : contrat de travail, ou ressources suffisantes avec une assurance santé.
- Délai : le certificat est en général remis sur place, le jour du rendez-vous.
Notre expérience : Denis avait fait son NIE avant notre arrivée, pour pouvoir signer son contrat. Moi, j’ai traîné avec un document provisoire pendant des mois, et il restait celui des enfants à faire. Un dossier de dix pages, des formulaires à remplir au stylo noir sans rature… J’ai beaucoup procrastiné. Mon conseil : faites tout dès les premières semaines, tant que vous êtes dans l’élan de l’installation.
La sécurité sociale et la carte de santé
Si vous êtes salarié, c’est votre employeur qui vous affilie à la Seguridad Social. Si vous êtes indépendant, vous le faites en vous inscrivant comme autónomo. Ensuite, avec votre numéro de sécurité sociale et votre certificat de padrón, vous demandez votre carte de santé (tarjeta sanitaria) au centre de santé de votre quartier, qui vous attribue un médecin traitant et un pédiatre.
Ce qui m’a le plus surprise au début : pour l’affiliation de Denis, la personne qui nous a reçus nous a aidés à remplir le formulaire qui manquait, sur place. En trente minutes, nous repartions avec son numéro. Pour comprendre le fonctionnement des soins, public et privé, tout est dans notre capsule sur le système de santé espagnol.
Ouvrir un compte bancaire espagnol
Un compte espagnol devient vite indispensable : salaire, loyer, factures, prélèvements de l’école. Avec votre NIE, l’ouverture est simple dans la plupart des banques. Pensez-y tôt, car le compte joue aussi un rôle dans la location (voir l’« aval bancaire » plus bas). C’est faute de banque espagnole que nous avons dû avancer trois mois de loyer de garantie supplémentaires.
Le permis de conduire et la voiture
Votre permis français reste valable en Espagne tant qu’il est en cours de validité, l’échange n’est pas obligatoire. Attention au vieux permis rose cartonné, sans date d’expiration : selon la DGT, il doit être renouvelé en Espagne deux ans après votre installation. Le renouvellement passe par un petit examen médical dans un centre agréé, puis une demande à la DGT. Et si vous venez avec votre voiture française, vous devrez la réimmatriculer en Espagne.
Impôts : quand devient-on résident fiscal en Espagne ?
Vous devenez résident fiscal espagnol si vous passez plus de 183 jours par an en Espagne, ou si le centre de vos intérêts (travail, famille) s’y trouve. Vous déclarez alors vos revenus en Espagne (la declaración de la renta, au printemps), et la convention fiscale entre la France et l’Espagne évite la double imposition. Si vous avez des comptes ou des biens en France de plus de 50 000 €, une déclaration spécifique (le modèle 720) est à prévoir. Pour la première année, je vous conseille vraiment de passer par un gestor, un conseiller local : c’est peu cher et ça évite bien des erreurs.

5- Se loger : louer une maison en Espagne, notre expérience
Trouver, visiter, négocier
Nous avons trouvé notre maison tout simplement sur les sites d’annonces comme Idealista. Nous avons répondu à des dizaines d’annonces et programmé des visites lors d’un séjour d’une semaine sur place, en septembre, avant notre départ. Petite surprise : ici, les loyers se négocient, parfois de plusieurs centaines d’euros. Une amie espagnole a négocié pour nous, et nous avons obtenu 150 € de moins que le prix affiché.
Bail, caution et « aval bancaire » : ce qu’il faut avancer
C’est le point qui fait le plus mal au budget. À la signature, on paie le premier mois, une caution d’un ou deux mois et les frais d’agence s’il y en a. S’y ajoute souvent une garantie supplémentaire, l’aval bancario : normalement, c’est votre banque qui se porte garante. Sans banque espagnole, nous avons dû verser trois mois de loyer de garantie, récupérables au départ. Au total, nous avons avancé l’équivalent de six mois de loyer. Prévoyez-le dans votre budget de départ. Le bail nous engageait aussi pour un an minimum.

Vivre en urbanización à 20 minutes de Madrid
Nous vivons dans une urbanización : l’équivalent d’une immense résidence, version village, avec son école de la maternelle au lycée, ses commerces, son club social et même un service de sécurité. C’est très courant autour de Madrid, et très pratique avec des enfants. Autre avantage : il n’y a pas de taxe d’habitation en Espagne.
Les prix des loyers en 2026
Les loyers ont beaucoup augmenté depuis notre arrivée. En 2018, je parlais d’environ 15 €/m² à Madrid. Voici les chiffres d’Idealista pour septembre 2026 :
| Ville ou région | Loyer moyen | Exemple pour 80 m² |
|---|---|---|
| Madrid (ville) | 23,4 €/m² | environ 1 870 € |
| Barcelone (ville) | 20,1 €/m² | environ 1 610 € |
| Palma de Majorque (ville) | 19,6 €/m² | environ 1 570 € |
| Málaga (ville) | 16,5 €/m² | environ 1 320 € |
| Andalousie (moyenne régionale) | 14,1 €/m² | environ 1 130 € |
| Communauté valencienne (moyenne régionale) | 13,2 €/m² | environ 1 060 € |
| Moyenne Espagne | 15,1 €/m² | environ 1 210 € |
Dans la périphérie de Madrid, comme chez nous, les prix restent nettement plus bas qu’en ville. Mais avec un salaire espagnol, le logement est devenu le premier poste de dépense, et de loin.
6- Le coût de la vie en Espagne : ce qui a changé en 9 ans
Quand nous sommes arrivés, la vie était nettement moins chère qu’en France, c’était même l’un de nos arguments pour partir. Aujourd’hui, l’écart s’est beaucoup réduit. Voici la comparaison entre ce que je notais en 2018 et la réalité de 2026 :
| Poste | En 2018 | En 2026 |
|---|---|---|
| Loyer à Madrid | environ 15 €/m² | 23,4 €/m² |
| Salaire minimum (brut, 14 versements) | environ 736 € | 1 221 € |
| Abonnement transports Madrid (mensuel) | 72 € pour notre zone | à partir de 32,70 € en zone A grâce aux réductions, 10 € pour les moins de 26 ans |
| Menu du jour au restaurant | autour de 10-12 € | environ 14,50 € à Madrid |
| Courses de la semaine pour 4 | moins de 90 € | nettement plus, comme partout en Europe |
| Tapas et boissons pour 4 | environ 35 € | comptez plutôt 50 à 60 € |
Ce qui reste moins cher : les sorties au restaurant, les transports en commun (grâce aux réductions mises en place ces dernières années), le carburant et les activités en plein air. Ce qui a explosé : les loyers, l’alimentation et l’électricité. Rapporté aux salaires locaux, vivre en Espagne n’est plus la bonne affaire d’il y a dix ans. Ce n’est pas une raison pour ne pas venir, mais intégrez-le honnêtement dans vos calculs.

7- Partir vivre en Espagne avec des enfants
Choisir l’école : publique, concertada, privée ou française
C’est sans doute la question qui nous a le plus occupés. En Espagne, il existe trois types d’écoles :
- Publique : gratuite, et souvent bilingue espagnol-anglais. Il faut compter les uniformes et parfois les livres. Les inscriptions ont lieu au printemps pour la rentrée de septembre.
- Concertada : à mi-chemin entre public et privé, en partie financée par l’État, avec des frais modérés.
- Privée : de quelques centaines d’euros à plus de 800 € par mois près de chez nous.
Il existe aussi une vingtaine d’établissements français en Espagne, mais nous ne les avons pas choisis : c’est très cher, les logements autour le sont aussi, nous ne voulions pas vivre dans un quartier d’expatriés, et nous voulions que nos enfants deviennent bilingues en espagnol.
Arrivés en janvier, en cours d’année, nous n’avons pas vraiment eu le choix : nous avons pris la seule école privée qui pouvait accueillir nos deux enfants. Une école 0-6 ans à la pédagogie alternative, la méthode Point, inspirée de la théorie des intelligences multiples. Des classes de 10 à 12 élèves (contre 32 dans leur école privée en France), un fonctionnement totalement bilingue, et des horaires de 7 h à 19 h si besoin, avec cantine, goûter et piscine inclus. Financièrement, ça ne revenait pas beaucoup plus cher que le public avec une nounou pour l’après-midi : dans beaucoup d’écoles publiques, les cours finissent tôt et il faut organiser la suite.
Ce qui a changé pour Louis cette année-là, plus que n’importe quel programme : sa confiance en lui. Le petit garçon timide que nous avions en France dansait sur scène au spectacle de fin d’année, au milieu de ses copains. Pour tout comprendre du fonctionnement des écoles, des horaires et des différences avec la France, lisez notre capsule sur le système scolaire en Espagne.


La langue : comment nos enfants sont devenus trilingues
Le jour où la directrice de la crèche m’a expliqué que les enfants passeraient une demi-journée en espagnol et l’autre en anglais, j’ai été envahie par la culpabilité. Comment pouvais-je imposer autant de changements à mes enfants ? Elle m’a rassurée avec l’histoire d’un petit Japonais qui parlait espagnol en deux mois.
Elle avait raison. Au bout de quelques semaines, ils comprenaient. Après dix mois, Louis parlait espagnol avec ses copains et jouait en espagnol avec sa sœur, mais toujours en français avec nous. Suzanne, plus petite, ne faisait même pas la différence : elle chantait en anglais, jouait en espagnol et nous parlait en français. S’il y a une chose pour laquelle il ne faut pas stresser, c’est la langue des enfants. Avant 7-8 ans, c’est presque magique. Après, c’est un peu plus long, mais jamais insurmontable.
Crèche, horaires, uniformes : le quotidien des enfants
Les premières semaines, Suzanne pleurait chaque matin dans son petit uniforme bleu et jaune. Ça me fendait le cœur. Mais j’ai vite apprécié une chose : le matin, les parents ne courent pas. Personne ne « jette » son enfant en deux secondes devant la porte. Les journées commencent plus tard, la semaine dure cinq jours complets, et les vacances scolaires sont moins nombreuses qu’en France.
Les uniformes sont la norme dans presque toutes les écoles, parfois juste une tenue de sport. Je les adore : zéro discussion le matin, la seule contrainte est d’être à jour dans les lessives ! Les méthodes d’apprentissage sont aussi plus libres, avec beaucoup de travail sur l’autonomie, comme le brossage des dents après le repas.
Se sentiront-ils plus espagnols que français ?
C’est une question qui m’a longtemps travaillée. Nos enfants ont aujourd’hui passé bien plus de temps de leur vie en Espagne qu’en France. Parler français à la maison ne suffit pas à transmettre une culture : elle se vit, elle se déguste. Nous continuons à leur faire découvrir la France comme on l’aime, à y retourner souvent. Mais il faut l’accepter : ils sont un peu des deux. Et ce bilinguisme, voire trilinguisme, et cette ouverture d’esprit seront une vraie force pour leur avenir.

8- La vie quotidienne en Espagne : ce qui change vraiment de la France
Le rythme espagnol : horaires décalés et commerces ouverts le dimanche
On déjeune vers 14 h, on dîne rarement avant 21 h, et les invitations suivent le même rythme. Beaucoup de petits commerces ferment en début d’après-midi et ouvrent plus tard le matin qu’en France. Après un an, je me faisais encore avoir presque chaque semaine ! À l’inverse, beaucoup de grandes surfaces sont ouvertes le dimanche, et certains magasins de bricolage de 7 h 30 à 22 h.
Les services et les courses du quotidien
Le quotidien ressemble finalement beaucoup à celui de France. Ce qui change, ce sont les petits détails. Quand notre chaudière a lâché, le technicien est arrivé une heure après mon appel. Pour Internet, c’est un technicien du quartier qui est venu tout installer, et qui m’a laissé son numéro au cas où. Côté courses, j’ai vite troqué les hypermarchés pour Mercadona et sa marque Hacendado, avec des supérettes ouvertes tard partout pour dépanner.
Le revers de la médaille, c’est ce rythme tranquille… qui peut aussi agacer. Le manque d’organisation, dans les démarches comme au quotidien, est honnêtement ce qui me demande le plus de patience, même après neuf ans.
Se soigner : médecins et pharmacies
Le lendemain de notre arrivée, nos deux enfants étaient malades, Suzanne avec de la fièvre et mal à l’oreille. La pharmacie à côté de chez nous nous a donné deux adresses, et grâce à nos cartes européennes d’assurance maladie, nous avons vu un pédiatre au centre de santé public le soir même, pris en charge par notre sécurité sociale française. En sortant à 21 h, nous avons trouvé une pharmacie ouverte sans problème. Gardez la CEAM sur vous tant que votre carte de santé espagnole n’est pas faite.
Être une femme en Espagne : une vraie liberté
C’est un sujet dont on parle peu, mais qui compte énormément pour moi. En Espagne, je peux m’habiller comme je veux sans me faire interpeller dans la rue ni juger dans les transports. Me promener seule le soir, avec une amie, sans avoir peur. Ce sentiment de liberté et de sécurité fait partie des raisons pour lesquelles un retour en France me fait, aujourd’hui encore, un peu peur.
Les fêtes et les traditions à vivre
Vivre en Espagne, c’est aussi adopter un nouveau calendrier : Noël qui dure jusqu’aux Rois mages le 6 janvier (un deuxième Noël à la maison !), les processions de la Semaine Sainte, les fêtes de village en été. Je vous raconte tout dans nos capsules sur les traditions et coutumes en Espagne, Noël en Espagne et la Semaine Sainte.

9- S’intégrer et se faire des amis en Espagne
Les Espagnols sont ouverts et chaleureux, mais créer un vrai cercle prend du temps. Ici, on se voit plutôt à l’extérieur, en terrasse ou au parc, qu’à la maison. Avoir des enfants est une chance incroyable pour faire des rencontres : les anniversaires, où les parents restent, la sortie d’école, le groupe WhatsApp des mamans. J’ai même rencontré un couple qui parlait français en faisant un paquet cadeau à la Fnac, et nous sommes restés amis !
Ce qui a tout changé pour moi, c’est de m’inscrire à des cours d’espagnol pour étrangers. J’y ai rencontré des personnes venues des quatre coins du monde, j’ai progressé, et je suis enfin sortie de chez moi. Il faut oser aller vers les autres. J’ai consacré une capsule entière à ce sujet : se faire des amis en Espagne, notre vérité après 10 ans.
10- Notre expatriation en Espagne étape par étape, de J+7 à 9 ans
Les premières semaines : l’euphorie, et la chaudière en panne
Dix heures de route avec deux enfants malades. Puis le paysage qui change : les panneaux avec des taureaux, les montagnes, le ciel bleu en plein hiver. À notre arrivée à 19 h, la maison nous attendait… froide, avec une chaudière en panne qu’il a fallu expliquer à la propriétaire au téléphone, dans mon espagnol approximatif. Les premiers jours, chaque sortie était une petite épreuve : le supermarché, l’abonnement Internet, le tri des poubelles, le médecin. Et à chaque fois, on s’en sortait comme des chefs. Notre première escapade, à Navacerrada dans la montagne, nous a fait penser que la vie allait être vraiment chouette ici.

Six mois : la routine, et la place du conjoint suiveur
Au bout de six mois, l’effet nouveauté s’était dissipé pour laisser place à une routine espagnole. Les enfants comprenaient parfaitement l’espagnol, nous commencions à nous sentir chez nous. Mais il y a un sujet dont on parle trop peu : le conjoint « suiveur ». C’était moi. En France, j’étais freelance, avec mon réseau. Mon métier était « exportable », m’avait-on dit. Dans les faits, trouver des clients à distance était bien plus difficile, je continuais à remonter en France une semaine par mois pour travailler, et je n’avais quasiment aucune activité à l’extérieur. Il m’a fallu attendre la rentrée suivante, et mes cours d’espagnol intensifs, pour commencer à trouver mon équilibre. Si vous êtes le conjoint qui suit, prenez soin de vous dès le début.
Un an : l’heure du premier bilan
Pour nos un an en Espagne, le constat était sans appel : Madrid, c’était le coup de foudre. Sa chaleur, son côté kid-friendly, sa richesse culturelle, et surtout la nature tout autour, des montagnes enneigées l’hiver aux lacs l’été. Il y avait aussi les agacements : les embouteillages, les loyers, les horaires, les assiettes posées devant chacun alors qu’on partage des tapas… Mais nous ne regrettions rien.

Rentrer en France ? Nos questions, et la parenthèse à Maurice
Assez vite, une question est arrivée : et après ? Rentrer en France me faisait plus peur que de l’avoir quittée. Quand on part, il y a la nouveauté. Quand on rentre, on sait ce qui nous attend. L’avenir nous paraissait incertain, pas plus en Espagne qu’en France. Nous avons finalement fait une parenthèse d’un an à l’île Maurice… avant de revenir en Espagne, comme une évidence.

Neuf ans après : ce que je dirais à l’Émilie de 2017
Que tu as eu raison de dire oui. Que les enfants s’adapteront bien plus vite que toi. Que tu devrais faire tes papiers dès la première semaine au lieu de procrastiner. Que la vie ne sera pas forcément moins chère, mais qu’elle sera plus douce. Que l’Espagne n’est pas une solution magique, et qu’aucun pays ne l’est : elle a ses forces et ses faiblesses. Pour nous, aujourd’hui, la balance penche toujours clairement du bon côté.
11- Nos 10 conseils pour réussir son expatriation en Espagne
- Partez avec un emploi ou de l’épargne, au moins six mois de dépenses.
- Visitez la ville avant de signer, et passez-y une semaine pour les visites de logement.
- Budgétez l’avance du bail : jusqu’à six mois de loyer à verser au départ.
- Prenez des cours d’espagnol avant de partir, puis continuez sur place.
- Faites vos papiers dès les premières semaines : padrón, puis certificat de citoyen de l’UE.
- Emportez vos CEAM pour toute la famille.
- Ne stressez pas pour la langue des enfants, ils seront plus rapides que vous.
- Pensez au conjoint suiveur : un projet, des cours, des activités pour ne pas s’isoler.
- Adoptez le rythme espagnol plutôt que de lutter contre : sieste, repas tardifs, vie dehors.
- Faites-vous accompagner pour les impôts la première année par un gestor.
Pour aller plus loin, écoutez aussi notre épisode de podcast Ce que les Espagnols m’apprennent au quotidien, et si vous passez par Madrid, notre guide pour visiter Madrid avec des enfants.
Vos questions sur la vie en Espagne
Quels papiers faut-il pour vivre en Espagne quand on est français ?
Une carte d’identité ou un passeport valide suffit pour entrer et travailler en Espagne. Si vous restez plus de trois mois, vous devez vous inscrire au registre municipal (empadronamiento) puis demander, dans les trois mois suivant votre arrivée, le certificat d’enregistrement de citoyen de l’Union européenne. Il porte votre NIE et coûte environ 12 €. Viennent ensuite l’affiliation à la sécurité sociale et la carte de santé.
Quel budget faut-il pour vivre en Espagne ?
Tout dépend de la ville. Le logement est le premier poste : en septembre 2026, le loyer moyen est de 15,1 €/m² en Espagne et de 23,4 €/m² à Madrid, soit environ 1 870 € pour 80 m² dans la capitale. Prévoyez aussi d’avancer 3 à 6 mois de loyer à la signature du bail. Pour comparaison, le salaire minimum est de 1 221 € brut sur 14 mois en 2026.
Où vivre en Espagne quand on est français ?
Madrid pour l’emploi et la vie culturelle, Barcelone pour l’ambiance internationale, Valence et la Costa Blanca pour la qualité de vie et un budget plus doux, l’Andalousie pour le soleil, le nord pour la nature et la fraîcheur. Les périphéries des grandes villes offrent des loyers plus abordables. L’idéal est de visiter avant de choisir.
Peut-on vivre en Espagne sans parler espagnol ?
On peut partir sans être bilingue : nous l’avons fait. Mais pour les démarches, le travail et l’intégration, il est vraiment conseillé de prendre des cours avant le départ, puis de continuer sur place, par exemple avec les cours pour étrangers proposés par de nombreuses villes. Les enfants, eux, s’adaptent en quelques mois.
Peut-on vivre en Espagne et travailler pour la France ?
Oui, de nombreux Français télétravaillent depuis l’Espagne. Attention à la fiscalité : au-delà de 183 jours par an en Espagne, vous devenez en principe résident fiscal espagnol, et la convention fiscale franco-espagnole s’applique pour éviter la double imposition. Si vous êtes indépendant, le statut d’autónomo démarre avec une cotisation de 80 € par mois la première année. Faites-vous conseiller par un gestor.
Est-ce facile de scolariser ses enfants en Espagne ?
Oui. L’école publique est gratuite et souvent bilingue espagnol-anglais, avec des inscriptions au printemps pour la rentrée de septembre. Il existe aussi des écoles concertadas, en partie financées par l’État, des écoles privées et une vingtaine d’établissements français. En cours d’année, les places sont plus rares : nous avons dû choisir une école privée en arrivant en janvier.
La vie est-elle vraiment moins chère en Espagne qu’en France ?
Moins qu’avant. Les restaurants, les transports en commun et le carburant restent moins chers qu’en France, mais les loyers, l’alimentation et l’électricité ont fortement augmenté. À Madrid, le loyer moyen est passé d’environ 15 €/m² en 2018 à 23,4 €/m² en 2026. Rapportée aux salaires espagnols, plus bas qu’en France, la différence s’est beaucoup réduite.
Voilà tout ce que neuf ans en Espagne m’ont appris. Si vous êtes en train de préparer votre départ, je vous souhaite d’y trouver ce que vous êtes venus chercher. Et si vous êtes déjà expatriés, en Espagne ou ailleurs, racontez-moi votre expérience en commentaire, j’adore vous lire !
♥♥♥ Emilie & co ♥♥♥
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14 Comments
raout
Bravo pour votre initiative vous ne le regretterez pas car, même si vous naimiez pas, vous reviendrez et au moins vous aurez essayé. Nous acons 48 ans, des enfants ados,, pas proprio et fonctionnaires donc trop compliqué pour partir mais que de regrets, beaucoup de regrets de ne pas avoir tenté de vivre ailleurs, même les enfants auraient aimé vivre ailleurs,etc… Donc vous voyez vous ne regretterez rien Sylvie de Villeneuve d’Ascq
Emilie&Co
MErci Sylvie pour votre commentaire. Quel dommage d’avoir des regrets. Il n’est jamais trop tard pour réaliser ses rêves. Je vous souhaite d’en réaliser quelques uns en 2018 🙂
Emilie
leti
Je te souhaite une joyeuse expérience et bienvenue en Espagne, moi je suis à Barcelone
Emilie&Co
Merci Leti. A l’occasion si on passe sur Barcelone, on te fera un coucou 🙂
Delphine
Ola ! (J’suis à fond dans la thématique là!)
Quelle joie cela doit être d’entamer cette nouvelle vie, et entre madrid et Paris, ya pas photos à mes yeux ! Tooooop
Je me reconnais à fond dans « Et puis finalement, j’ai envie d’aspirer à une vie plus calme et reposée, prendre le temps d’être avec les enfants, de cuisiner, de me remettre au yoga et à la couture. Je ne veux plus de cette folle course du temps », bon pas forcément sur la couture parce que je suis une branquignol, mais sur profiter de la vie et de ses enfants. Le temps passe incroyablement vite…
J’aspire donc à cette vie, j’espère que le deuxième semestre 2018 ira dans ce sens, on s’emploie en tous cas à ce que ce soit le cas ! Je ne connaissais pas le groupe des parents voyageurs qui déchirent !!! Je vais regarder ça de plus près !
Profitez bien des vôtres et bonne fêtes de fin d’année à vous !
Notre monde à deux
Vraiment un beau parcourt, tout quitter pour découvrir de nouveaux horizon ! C’est quelque chose qui nous tenterait bien 😉 Petite question, pour la langue comment ça s’est passé ?
Léa
Bonjour,
Quel belle aventure.
Je vous découvre.
Nous envisageons une expatriation vers l’Espagne également, votre blog me sera très utile car forcément, nous sommes plein de questions sachant que je suis indépendante, je peux comme vous, travailler à distance, ce que je fais déjà mais mes questions sont plus de l’ordre des offres de standard, l’internet, l’accès à mes outils de travail depuis l’étranger.
En tout cas, merci de nous faire partager votre aventure !
Emilie&Co
Bonjour Léa,
Quel beau projet ! si vous avez des questions n’hésitez pas. Vous pouvez aussi rejoindre le groupe Facebook Madrid en famille, dans lequel nous parlons expatriation à Madrid. Si cela peut vous aider.
Merci de votre passage par ici. Emilie
Leila
Bonjour,
Je suis une obsédée de l’age et du temps qui passe, pouvez vous donc me dire quel âge avez vous?
D’avance merci.
Emilie&Co
Re bonjour Leila,
Je vous réponds aussi par ici ! On a la trentaine bien bien passée 🙂 mais il n’y a pas d’âge pour s’expatrier. Il faut bien ficeler le projet en amont pour ne pas avoir de mauvaises surprises. Belle continuation. Emilie
Hassen
Bonjour ou Hola,
J’habite aussi sur Lille et j’ai 2 enfants 6 et 8 ans et je songe sérieusement á aller vivre á Madrid mais j’ai peur de sauter le pas.
Surtout pour mes 2 enfants…
En tous cas c’est génial que vous ayez réussi bravo : )
Emilie&Co
Bonjour Hassen,
Alors je ne vais pas vous dire de sauter le pas où non mais réfléchissez à la faisabilité du projet : travail, budget,… pour les enfants, en tout cas pas de stress, ils s’adaptent vraiment mieux que nous. Cela dépend de l’âge évidement mais dans notre entourage d’amis français à Madrid, nous avons des enfants entre 3 et 14 ans et aucun enfant n’a eu de problèmes pour s’intégrer !
N’hésitez pas à rejoindre notre groupe Facebook Madrid en famille pour poser vos questions pour vous aider à préparer votre projet ! A bientôt. Emilie
dj toulouse
bonjour! merci pour cet enthousiasme. ma fille envisage de s’installer à Madrid pour rejoindre son copain. elle sait qu’au niveau administratif il faudra être patient (ils ne sont pas mariés), mais je pense que pendant 6 mois elle sera tranquille pour régler tous les soucis. son copain a eu une proposition de mutation à Barcelone, il parait qu’il existe des différences (à part la langue) entre la Catalogne et Madrid. Qu’en pensez vous ? Merci 🙂
Emilie&Co
Bonjour, Merci de votre passage ici. C’est une superbe expérience pour vote fille. Elle peut me rejoindre sur mon second blog VivreMadrid.com pour toutes les infos administratives !
Après pour les différences je ne sais pas vraiment. Nous avons fait la Catalogne pendant nos vacances, et on n’a pas vu bcp de différences si ce n’est le coût de la vie 🙂 Et la langue effectivement.
A bientôt.
Emilie