Mômes&Go, le magazine papier indépendant pour les parents voyageurs

Dans cet épisode, je donne la parole à Léa et Louis, plus connus sous le nom de Mômes&Go. Forts de leur expérience du voyage, Léa et Louis ont créé un magazine papier pour les parents voyageurs. Nous étions faits pour nous rencontrer !

1- Pouvez-vous présenter ?

Léa : Je m’appelle Léa, j’ai été CPE en collège pendant quelques années. Je suis accompagnée de Louis, mon conjoint. Il est gérant d’une entreprise dans le numérique depuis 5 ans. Nous sommes les parents de Capucine, 4,5 ans, et Arsène, 15 mois.

2- Quel type de parents voyageurs êtes-vous ?

Léa : Organisés ! J’ai toujours ma petite liste de tout ce qu’on doit préparer, faire, emporter. Au moment du premier voyage que nous avons fait avec Capucine, tout était hyper organisé !

Louis : Avec le temps, c’est devenu beaucoup plus cool et ça l’est même encore plus depuis qu’Arsène est né !

En février dernier, nous avons pris des billets au dernier moment pour Porto et on a fait les bagages la veille, voire même le matin. A force de voyager avec les enfants, on a des automatismes et on est un peu plus relax sur le sujet.

3- Pourquoi cette organisation ? Vous avez besoin de tout maîtriser ?

Léa : Oui, j’ai besoin de maîtriser et de ne rien oublier. J’ai appris un peu à lâcher prise dans le sens où nous savons, que selon la destination, nous trouverons des pharmacies, des supermarchés, etc.

Par exemple, lorsqu’Arsène avait 5 mois, nous sommes partis au Maroc. Nous nous sommes retrouvés à court de lait pendant le séjour mais finalement, ce n’est pas trop grave. Il y a des alternatives disponibles sur place.

Louis : C’est vrai qu’avec le deuxième, on pense les voyages différemment, on s’allège. Notre voyage de référence, c’est notre premier voyage au Japon. Capucine avait 11 mois. C’était notre premier gros voyage, pour Capucine mais pour nous aussi !!

Nous avons eu un souci dès le départ, nous sommes partis avec 45 minutes de retard de Nantes ce qui nous a fait rater notre correspondance pour Osaka. Nous avons dû attendre 5 heures à l’aéroport d’Amsterdam pour avoir un vol pour la Chine où nous avons dû attendre de nouveau pour avoir le vol pour Osaka. Arrivés à Osaka (après plus de 24 heures), nous étions épuisés !!! Il a fallu rejoindre notre hébergement dans le centre-ville : métro, le train, chargés comme des mules… Il faisait nuit, nous n’avions ni wifi ni réseau. Nous ne savions pas comment regagner l’appartement… ça commencait en trombe !! Nous avons interpellé des passants qui nous ont guidés grâce aux plans que Léa avait imprimés avant le départ. Ils ont été très accueillants et serviables !

Léa : Nous nous en sommes sortis à l’ancienne, avec le papier-crayon. Comme quoi c’est utile de bien préparer le voyage ! J’ai toujours un double papier des informations importantes, pour avoir une sécurité en cas de problème avec les nouvelles technologies.

4- Qu’avez-vous fait au Japon ?

Léa : Nous y sommes restés 10 jours : 2-3 jours à Osaka d’où nous avons pris le train jusqu’à Kyoto. A Kyoto, nous y sommes restés 2 jours. Nous avons dû y écourter notre séjour à Kyoto parce que le logement était tellement minuscule que c’était invivable. Nous sommes donc partis à Tokyo un jour plus tôt pour finir notre séjour japonais.

Louis : Cette expérience a un peu changé notre façon de préparer nos voyages. Avant, on se disait qu’on pouvait faire des économies sur les logements mais on se rend compte que si on n’y est pas bien. Si on ne dort pas bien, la journée qui suit ne va pas bien se passer. Autant avoir un bon logement.

Léa : C’est vrai que nous regardons mieux l’agencement des hébergements, combien il y a de chambres, combien de lits, pour ne plus avoir de mauvaise surprise.

5- Est-ce que vous avez fait d’autres voyages marquants ?

Léa : Sans hésitation, le Québec.

Nous avons commencé l’échange de maisons. Cela nous a permis de passer plusieurs semaines au Québec en plein été, avec la chance de faire un échange réciproque. Nous avions passé une semaine à Montréal, puis 4 semaines dans la région du Saguenay avant de faire une dernière semaine à Montréal. C’était magnifique, magique. Les Québécois sont d’une gentillesse incroyable. C’était vraiment un énorme coup de coeur. Six mois auparavant, en plein hiver, nous avions déjà participé à un échange de maisons à Montréal.

Louis : Le Québec en hiver c’est génial, il faut -40°C en ressenti, on a les narines qui gèlent, on a de le glace sur les sourcils et la voiture gèle à l’intérieur !

6- Comment avez-vous géré l’équipement pour Capucine en hiver ?

Léa : C’est comme si on partait aux sports d’hiver : plusieurs couches de vêtements, des combinaisons de ski et des bonnes chaussures !

7- Quelles activités faire par -40°C ?

Léa : C’est vrai qu’à l’extérieur, on ne peut pas y rester des heures parce qu’il fait très froid mais on peut facilement faire du patin à glace et de la luge.

Et en intérieur, l’offre d’activités est énorme : musées, expos, etc. On en parle dans le magazine qu’on a créé pour les parents voyageurs.

8- Que prenez-vous systématiquement comme équipement lorsque vous voyagez en famille ?

Louis : Je me dis tout le temps qu’un voyage se passera toujours bien si nous avons nos papiers, notre carte bleue et si nous sommes de bonne humeur.

Les valises, c’est secondaire ; si on les perd, c’est dommage mais, on s’en sortira toujours.

Léa : Nous avons changé notre façon de faire. Nous ne partons plus avec des valises mais avec des sacs à dos. Cela nous permet d’avoir les mains libres.

Le must-have, c’est la poussette de voyage hyper compacte qui va en cabine. Un porte-bébé et c’est parti !

Pour les trajets, nous avons toujours un petit kit de survie à portée de main avec des affaires de rechange si jamais les valises sont perdues.

9- Pouvez nous parler de votre magazine pour les parents voyageurs ?

Léa : Mômes&Go est un magazine trimestriel indépendant pour les parents voyageurs. Nous y mettons en avant des destinations avec des activités à faire avec les enfants. On y ajoute des rubriques conseil pour bien voyager avec les enfants. Et nous faisons des portraits de famille, ce qui nous tient énormément à coeur : une famille de voyageurs et une famille française expatriée.

C’est assez intéressant d’avoir leur point de vue sur l’expatriation, leurs galères mais surtout d’entrevoir les gros points positifs et tout ce que l’expatriation leur apporte.

10- Pourquoi avoir fait le choix d’un support papier ? C’est assez culotté !

Léa : Nous sommes tous les deux amoureux du papier. Louis lit énormément ! Nous avons beaucoup beaucoup de livres à la maison et moi, j’adore lire des magazines. J’écris encore beaucoup à la main, c’est vraiment quelque chose que j’aime.

Il y a la question de la presse écrite qui se meurt un peu mais pas tellement finalement, il y a pas mal de nouveautés et de beaux magazines.

J’aime bien ouvrir ma boîte aux lettres et recevoir un bel objet, palpable. On peut écorner les pages, surligner…

Louis : non non non, sacrilège !

11- J’ai l’impression que vous avez créé un magazine intemporel, qui sera toujours d’actualité. Est-ce que c’est voulu ?

Louis : Léa a toujours dit qu’elle voulait un bel objet qu’on puisse laisser dans la bibliothèque et rouvrir de temps en temps. Donc c’est exactement ça !

Léa : Oui, c’est tout à fait ça. Ce n’est pas un magazine qui doit prendre la poussière. Il doit pouvoir servir de support à la préparation de voyages même après quelque temps.

Mômes and go le magazine des parents voyageurs

12- Pourquoi as-tu insisté sur le fait que c’était un média indépendant ?

Léa : C’est tout simple. Je me suis lancée toute seule, avec ma micro-entreprise. Louis m’aide beaucoup pour la mise en page et le graphisme. C’est un risque que j’ai pris seule, je n’ai pas cherché à me faire aider par une maison d’édition. Nous verrons pas la suite ce qui nous arrivera.

Je souligne le côté indépendant parce que je suis contente de ce que je fais et c’est un travail de fou !

Il faut gérer la rédaction des articles, le choix des familles, le choix des destinations, se mettre en lien avec les offices de tourisme quand on présente des destinations fraçaises, penser au site internet, aux réseaux sociaux à alimenter, à l’aspect commercial. Il y a énormément d’aspects différents !

13- Est-ce que le fait d’être seule, ce n’est pas plus facile que d’être accompagnée ? Ou au contraire, cela t’emprisonne ?

Léa : C’est un peu des deux. Toute seule, je sais où je vais et si j’ai envie de mettre quelque chose en avant, je vais le faire, je n’ai pas de barrière. Par contre, effectivement, ce serait plus facile de pouvoir déléguer sur certains points. Tout bêtement, Instagram me permet d’avoir une visibilité assez conséquente et c’est grâce à ça qu’on arrive à se faire connaître sauf que tenir un compte instagram, c’est beaucoup de temps et d’énergie. Il faut faire comprendre aux gens qu’on est là, qu’on existe. Mais aujourd’hui, on ne peut pas se permettre d’avoir de l’aide.

14- Vous avez tout quitté pour ce projet ?

Léa : Oui. J’ai un parcours assez atypique parce que j’ai commencé dans la comm’, le rédactionnel puis j’ai bifurqué sur l’éducation. Mais j’ai finalement eu envie d’un retour aux sources. Pendant mes études, je tenais des blogs culture sur la vie culturelle rennaise. J’adorais ça !

J’ai eu envie d’y revenir mais j’avais envie de quelque chose qui nous ressemble. Et aujourd’hui, ce qui nous anime, ce sont les voyages en famille.

Louis : C’est vrai qu’il y a tellement de personnes qui nous disent qu’ils ne veulent pas avoir d’enfants pour le moment parce qu’ils veulent continuer à sortir, à voyager. J’ai l’impression que nous, on fait plus de choses maintenant que nous avons les enfants.

15- Qu’aimeriez-vous dire à ces personnes ou à ces jeunes parents qui ont des appréhensions ?

Louis : Il faut savoir qu’il y a beaucoup de choses de faites un peu partout pour faciliter la vie des parents voyageurs : on passe en premier à l’aéroport, on a des places réservées dans le métro, on a plein de petites attentions dans l’avion. On peut faire une liste assez longue des attentions que les gens portent aux familles en voyage.

Léa : Le voyage avec les enfants enrichit toute la famille. Il ne faut surtout pas se mettre de barrières.

Louis : Et c’est dans la difficulté qu’on a les meilleurs souvenirs !

Avec les enfants, nous nous mettons à leur niveau, nous répond à des questions que nous ne nous serions pas forcément posées. Et cela facilite la rencontre avec les gens parce que les enfants vont spontanément vers les autres. Ils nous obligent à nous ouvrir encore plus et à aller vers les autres.

Il n’y a pas besoin d’être millionnaire pour voyager. On peut trouver des bonnes opportunités pour partir en vacances en famille. On n’a pas du tout l’impression de se priver de quoi que ce soit le reste de l’année pour pouvoir partir.

Léa : C’est vrai, même pendant les vacances scolaires, il y a des bons plans à dénicher !

16- Quel serait votre monde idéal ?

Léa : Que cette pandémie arrête de nous freiner. Même si on peut s’adapter aux conditions sanitaires, j’avoue que j’accuse un peu le coup du deuxième confinement. Nous créeons un magazine pour les parents voyageurs, pour voyager en famille alors que nous sommes super contraints… ce serait ça le monde idéal de demain : un monde dans lequel nous retrouver notre liberté de voyager.

17- Est-ce que vous avez malgré tout de prochains projets de voyage ?

Léa : Nous voudrions repartir au Québec, dans la région des Laurentides, en échange de maisons réciproque. C’est en train de s’organiser pour l’été prochain, on croise les doigts. Et bouger par-ci par-là, pour pouvoir alimenter le magazine ! Nous sommes des parents voyageurs !

Louis : J’aimerais bien faire la Russie en train, de St Pétersbourg à Moscou. J’aimerais bien aller en Suède aussi, voir les lacs. La Corse en camping-car. Retourner à Edimbourg, au Japon. J’aimerais bien visiter le Vietnam… bref, la liste est longue !!!

Léa : Pour le magazine, pour nos lecteurs parents voyageurs, j’aimerais bien que ça marche sur le long terme. Nous allons bientôt sortir le n°2. On se laisse jusqu’au n°4 pour faire un bilan financier et voir si ça nous permet de vivre.

18- Comment peut-on faire pour te soutenir et t’aider dans ce projet ?

Léa : Commander !! Le n°1 est toujours disponible sur notre site, il nous reste quelques exemplaires. Et pré-commander les numéros suivants. Cela nous aide beaucoup à nous projeter et à imprimer le bon nombre d’exemplaires.

Nous souhaiterions aussi que des personnes investissent dans notre magazine. Nous avons 6 pages de publicité disponibles pour des entrperises, des offices de tourisme, etc. C’est aussi grâce à cela que nous pourrons nous en sortir et pérenniser ce magazine pour les parents voyageurs !

Notes

Vous pouvez aider Léa et Louis en commandant leur magazine sur leur site web Mômes&Go, ou les suivre sur leurs réseaux sociaux : Facebook et Instagram

♥♥♥ Emilie & Co ♥♥♥

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Mômes&Go, le magazine des parents voyageurs
Mômes&Go, le magazine des parents voyageurs

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