La rentrée des classes est toujours un moment chargé en émotions, en stresse. On veut que tout soit parfait, que les enfants ne manquent de rien et bien souvent cela augmente notre niveau de stress. Et si cette année, on ralentissait, on prenait le temps ? Je reçois Louis de Slow-world qui partage avec nous sa vision du concept et comment opter pour une rentrée slow life ! Bienvenue dans la saison 2 des podcast de parents-voyageurs .

1- Louis peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Louis j’ai bientôt 30 ans. Cela fait plusieurs années que je me suis penché sur l’univers de la slow life. il y a encore quelques années on trouvait peu d’informations sur ce concept. J’étais un peu surpris car ce mouvement date des années 80. Et en très peu de temps, beaucoup de blog et de livres ont émergé. J’ai aussi crée mon blog Slow-world qui reprend le mouvement slow et sa philosophie à 360° puisque j’y parle aussi du slow food, du slow management, .. Cela me tient à coeur de partage toutes ces informations car pour moi c’est un véritable levier d’action pour le futur. Le but c’est qu’il soit aussi accessible à tous.

A côté j’ai des activités musicales et je suis aussi animateur radio.

rentrée slow life avec Louis de Slow World

Quel a été le déclic pour choisir ce style de vie slow life ?

En reprenant mes études, je suis tombé un jour sur un bouquin où il y avait une petite ligne qui parlait du slow-management. C’est à partir de là que j’ai poussé mes recherches pour comprendre le mouvement. Tout de suite cela me parlait. Je cherchais quelques chose qui s’apparentait à ça mais je n’avais pas le concept pour l’expliquer autour de moi . Quand je suis tombé sur la slow life, cela m’a parlé tout de suite.

2- Pourrais-tu nous expliquer le concept slow life ?

Le concept est de la slow life est de ralentir. Il ne faut pas traduire littéralement avec le mot “lent”, on va plutôt traduire par “Ralentir”, prendre le temps.

C’est ce qui est finalement le plus complexe, c’est que chaque individu à son propre rythme et donc une approche différente de la slow life. L’idée globale et donc de ralentir et de se caler sur son propre rythme , pour être bien au niveau de son corps, mais aussi du psychique,..

C’est aussi entre en lien avec la nature, respecter les cycles naturels notamment pour la nourriture, consommer des fruits qui arrivent à maturité pour bénéficier de tous les nutriments nécessaires et donc d’être bien nourris. Tout est interconnecté finalement.

Prendre le temps et se caler sur les rythmes naturels au maximum. Sans tomber dans les excès évidement.

2- Dans nos rythmes de vies actuels, comment fait-on concrètement pour ralentir ?

C’est une réponse qui est complexe et individuelle à chacun.

Ce serait peut-être de faire d’abord le point sur une semaine. Noter ce qui nous prend le plus de temps, aussi les choses superflues. Après cela, il faut apprendre à s’organiser autrement pour se libérer du temps.

Cela peut-être réalisable en implémantent des taches simultanées par exemple qui permet de libérer du temps.

L’objectif est de faire un check-up complet de votre emploi du temps pour libérer des espaces.

Nous sommes actuellement dans une société capitaliste où l’on nous demande de faire plus pour tout : plus de travail, plus de sport,… donc c’est en ça que la slow life peut venir couper un peu ce rythme

Par exemple, en augmentant la qualité et réduire la quantité. S’organiser dans son travail pour pouvoir faire mieux en moins de temps. Certains travails ne le permettent pas car ils nécessitent du temps en présentiel, mais certains domaines le permet, et de plus en plus de patron sont ouverts à ce sujet.

C’et pourquoi c’est une question très individuel, à laquelle chacun y trouvera sa réponse.

4- “Avoir l’air occupé”, avoir beaucoup d’activités, c’est aussi très tendance , est-ce que le minimalise et la simplification ne sont pas des pistes ?

Oui bien sûr, c’est ce que l’on disait précédemment, on va favoriser la qualité à la quantité. Il ne faut pas non plus tomber dans les extrêmes.

La slow life, permet de mettre le pied l’étrier sur un ensemble de mouvement notamment le minimalisme. On s’initie à différent mouvement en douceur, par exemple devenir zéro déchet est très complexe à mettre en place du jour au lendemain, l’idée est de faire des petits pas, d’aller à son rythme pour progresser. Donc épurer sa vie, de la simplifier au maximum rentre parfaitement dans le domaine de la slow life.

Le mouvement slow life est un mouvement très ouvert interconnecté à différent sujet : le véganisme, l’écologie, le zéro déchet, le minimalisme . on ne s’enferme pas dans un seul mouvement.

Si je prend mon cas personnel, je ne suis ni végan, ni végétarien, je mange de la viande mais j’ai fortement réduit ma consommation, j’essaie d’épurer au maximum mon lieu de vie. J’ai pas encore atteint le maximum mais je vais à mon rythme , je réduis mes possessions, je fais le maximum pour réduire mes déchets mais je ne suis pas zéro déchet.

C’est une démarche globalement positive et j’essaie d’aller à chaque fois un peu plus loin mais à mon rythme. Lorsque je suis à l’aise dans une étape d’un domaine, j’essaye de passer ce palier. Et finalement j’avance dans plusieurs domaines en simultané. C’est ça qui est intéressant dans le mouvement slow life.

Je qualifierai le concept slow life par le mouvement du bon sens! Juste on a besoin d’une étiquette pour que les gens adhèrent facilement.

5- Au fur et à mesure des années, on s’est perdu. Est-ce que la slow life, c’est un retour aux sources?

Oui dans certains domaines comme le zéro déchet, quelque part, on revient en arrière, on reprend les habitudes de nos grands-parents: aller au marché, éviter les emballages inutile. Après oui on s’est perdu car au moment du développement industriel, on a carburé à fond et on commence à se rendre compte de l’utilisation excessive de nos ressources. Avant on ne s’en rendait pas compte, là maintenant on le sait.

rentrée slow life
Le Blog Slow World

6- Peux tu me parler de tes voyages ?

Ce que j’aime beaucoup c’est découvrir l’univers local, fuir les lieux touristiques, les endroits où ça parle français ou anglais. Par exemple à Copenhague, j’ai dormi chez l’habitant, dans un appartement où tous les voisins étaient des résidents de Copenhague. Je réserve par moi même, je ne réserve pas par les tours-opérators. J’essaie de préparer un minimum pour avoir un cadre et je me laisse porter par mes envies, je le fais au feeling. Je teste tout ce qui est local au maximum.

7 – Est ce que la durée d’un voyage est un critère important pour toi?

Par exemple bannis- tu les city-trip, directement liés à de la consommation de voyages ?

Ce que j’essaie de faire, effectivement c’est le moins court possible. Maintenant je suis salarié avec me 5 semaines de congés l’année comme beaucoup d’entre vous donc je n’ai pas toujours le choix. Après ce que j’essaye de faire c’est de poser le vendredi ou le lundi pour allonger la durée du voyage, en partant le plus tôt possible le matin et en revenant le plus tard possible le soir. Moi-même sinon je suis frustré de passer seulement 1 journée dans une ville.

Je ne suis pas anti-avion mais j’essaie de limiter au maximum mon impact touristique.

8- Tu n’es pas anti-avion ?

Pour moi il ne faut pas tomber dans les extrêmes , donc non je ne suis pas anti-avion, mais je limite mon impact sur place: logement chez l’habitant, co-voiturage, transport en commun,..

Pour moi cela n’a pas de sens, car aujourd’hui nous n’avons pas de proposition vraiment écologique. Le tout électrique pose aussi beaucoup de questions, nous n’avons pas encore de vraies alternatives propres. Encore une fois, tout est une question de mesure.

9- Le trajet, fait-il pour toi partie du voyage en slowtravel ?

Oui tout à fait, cela me rappelle un road-trip en Angleterre réalisé avec mon cousin où nous avions voyagé en bus et dormi chez des amis à lui. Nous sommes partis de Glasgow jusqu’à Oxford en Angleterre en bus de nuit, on en garde d’excellents souvenirs.

Après c’est difficile quand tu as peu de temps pour voyager en bus u en train donc l’avion reste un bon moyen pour partir quand on a peu de temps. Après un voyage de nuit en bus ou en avion, tu restes “enfermé” dans un moyen de transport, sans profiter pleinement du paysage.

10- Selon toi, as-tu un pays plus propice au slow life ?

Oui comme ça je te dirais Copenhague car ils sont très poussés dans l’écologie au travers des pistes cyclables,..

Montréal est aussi très propice pour ce style de vie, ils se sentent très concernés par l’écologie. Après je n’ai pas poussé les questions sociétales des pays pour m’exprimer sur le sujet.

adopte la slow slife pour la rentree

10- Des recommandations pour une rentrée slow life ?

Finalement c’est reprendre un peu tout ce qu’on s’est dit auparavant . Il ne faut pas se mettre de pression. Une rentrée slow life est avant tout une rentrée anticipée, organisée.

Commencer par revoir ou voir son organisation en détails, anticiper au maximum pou rne pas faire les choses en dernières minutes.

Par exemple, les activités extra-scolaires : en discuter avant d’aller se renseigner pour éviter de perdre du temps dans les forum, s’organiser et prévoir.

Limiter aussi le nombre d’activités par enfant pour éviter de courir toute la semaine.

La planification et l’organisation sont les maitres mots pour gagner en temps et en efficacité.

prendre son vélo pour s'initier au Slow-Life

Notes

Aller plus loin sur la slow life, rendez-vous sur le blog de Louis Slow-world , son Instagram .

Les lectures proposées par Louis sur le sujet > Ressources.

N’hésitez pas à relire mon article sur notre rentrée slow life en Espagne.

J’espère que cette vision de la slow life vous aideront à y voir plus clair sur le sujet et de mieux comprendre le mouvement. Je souhaite à tous les parents une belle rentrée slow life !

♥♥♥ Emilie & Co ♥♥♥

Epinglez cet article sur Pinterest !

↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓↓

une rentrée slowlife

Write A Comment

%d blogueurs aiment cette page :